Le saviez-vous ?
Des faits bruts, sourcés qui mettent en lumière des informations factuelles — souvent méconnues — sur le fonctionnement de l'État, la fiscalité, les institutions et la gestion publique.
Chaque fait renvoie à une source primaire vérifiable.
Combien l'État perçoit-il sur votre épargne ?
Comparatif par produit : part pour l'État (fiscalité), part pour l'organisme gestionnaire (frais), part pour l'épargnant (rendement net).
Pour 100 € de rendement brut générés par un placement, voici la ventilation moyenne entre l'État (fiscalité + prélèvements sociaux), l'organisme gestionnaire (frais de gestion) et l'épargnant (rendement net). Cliquez sur un produit pour en voir le détail.
Le perçoit l'État
17.1 %
en moyenne tous produits
Le gestionnaire garde
0.5 %
en moyenne tous produits
Gagné par l'épargnant
81.1 %
en moyenne tous produits
- État (fiscalité)
- Gestionnaire (frais)
- Épargnant (net)
🏦 Livret A
Rendement brut moyen : 3 % (depuis fév. 2024)
État (fiscalité)
0.0 %
Gestionnaire (frais)
0.0 %
Épargnant (net)
100.0 %
Totalement exonéré. L'État ne perçoit rien directement, mais centralise les fonds via la Caisse des Dépôts pour financer le logement social et la dette publique.
Source : Code monétaire et financier L221-6
Le logement a absorbé 11 points de revenu en 30 ans
En 1990, le logement représentait 22 % du budget des ménages français. En 2024, il en absorbe 33 %. Soit 11 points de revenu captés par le seul poste logement — l'équivalent, pour un salaire médian, de près de 280 € perdus chaque mois pour les autres dépenses. C'est la première cause mécanique de l'érosion du reste à vivre.
Un Français sur trois ne part pas en vacances
35 % des Français ne partent pas en vacances au moins une nuit par an. Ce taux dépasse 55 % chez les ménages modestes. Les vacances ne sont pas un luxe optionnel : la France est le seul pays européen où le non-départ est si élevé malgré une durée légale de congés payés parmi les plus longues.
38 % des Français renoncent à des soins dentaires
38 % des Français renoncent ou reportent des soins dentaires pour des raisons financières. Le reste à charge, malgré le « 100 % Santé », reste dissuasif pour les prothèses et l'orthodontie. Le renoncement aux soins est le sacrifice le plus tardif : il n'arrive qu'après les loisirs, preuve que le « bout de souffle » atteint désormais les besoins vitaux.
Le reste à vivre est devenu négatif pour les ménages modestes
En moyenne, le « reste à vivre » (ce qu'il reste après toutes les dépenses) est passé de +4,5 % du revenu en 1990 à −0,5 % en 2024. Pour les 20 % des ménages les plus modestes, le taux d'épargne est négatif depuis le milieu des années 2010 : ils financent la fin du mois par le crédit, pas par l'épargne.
L'État et l'épargne des Français
L'État ne taxe pas le capital dormant, mais prélève une part importante des revenus générés par l'épargne. Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) à 30 % s'applique aux intérêts, dividendes et plus-values. À l'inverse, l'épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP) est totalement exonérée : l'État renonce à des recettes fiscales pour orienter cette épargne vers le financement du logement social et de la dette publique.
La TVA, première recette de l'État
La TVA représente à elle seule plus de 50 % des recettes fiscales nettes de l'État français, soit bien davantage que l'impôt sur le revenu. C'est pourquoi on l'appelle parfois « l'impôt indolore » : son prélèvement est intégré au prix des biens et services, et donc largement invisible pour le contribuable au moment de l'achat.
La France possède plus de 10 000 lois en vigueur
Depuis la Révolution, la France a accumulé plus de 10 000 lois toujours en vigueur. Certaines datent du XIXe siècle et n'ont jamais été abrogées. Le Conseil d'État estime qu'une partie d'entre elles sont devenues « inertes » mais restent juridiquement applicables.
L'État est le plus grand propriétaire immobilier de France
L'État français possède l'un des plus vastes patrimoines immobiliers d'Europe (bâtiments publics, domaines, forêts, musées). Pour autant, il ne connaît pas la valeur exacte de l'ensemble de son parc, faute d'évaluation systématique. La Cour des Comptes recommande depuis plusieurs années un inventaire complet.
Le financement public des partis politiques
Le financement public des partis politiques n'est pas indexé sur le nombre d'adhérents, mais sur les résultats aux élections législatives. Un parti doit présenter au moins 50 candidats pour bénéficier de la première fraction ; la seconde fraction dépend du nombre de parlementaires élus.
Plus de 450 niches fiscales
Le rapport d'ensemble sur les voies et moyens du projet de loi de finances recense plus de 450 niches fiscales. Certaines n'ont pas été réévaluées depuis plusieurs décennies. Leur coût total est estimé à plusieurs dizaines de milliards d'euros par an en dépenses fiscales.
Chaque fait est sourcé et vérifiable. Pour proposer une correction ou un nouveau fait, rendez-vous sur la page Contribution citoyenne.